Dans cet article voici comment modéliser le plus simplement possible

Un cœur en surfacique sur Catia V5

Catia V5 - surfacique coeur rendu

Vous allez voir qu’avec seulement deux courbes, il est possible de produire une surface bombée qui nous permettra de générer un quart de cette forme.
Nous sommes ici loin de la conception mécanique puisque la surface est gauche mais nous ne sommes pas non plus dans le grand art du surfacique où la dérivée de la courbure prend tout son sens.

Ici le résultat est à première vue suffisant mais il y a encore beaucoup d’imperfections si l’on regarde les variations de courbure.

Quoi qu’il en soit, il a une bonne tête ce cœur avec ses petits défauts.
Et puis nous savons tous que les cœurs ne sont jamais parfaits quelque soit leur âge alors pourquoi chercher la perfection ! : )

La vidéo de l’article

Le résumé de la vidéo

Dans cette vidéo je montre que le quart de la forme peut être produit à partir de deux courbes placées dans des plans perpendiculaires.
Les extrémités des splines de ces esquisses sont coïncidentes et correctement dirigées pour chacune d’elles.

Catia V5 - surfacique coeur esquisses splines
A partir de ces courbes, j’ajoute des peignes (extrusions perpendiculaires ici).

Catia V5 - surfacique coeur peignes
Puis enfin le remplissage entre les deux courbes avec une contrainte de continuité en tangence au niveau des peignes.

Catia V5 - surfacique coeur remplissage

Il suffit alors de cacher les peignes et de symétriser deux fois cette forme pour obtenir le cœur.
Et bien sûr le repeindre en rouge, c’est plus joli !

Catia V5 - surfacique coeur resultat

Conclusion:

Sans aller chercher la perfection dans une modélisation surfacique de classe A, l’atelier GSD (Generative Shape Design) nous offre la possibilité d’obtenir des formes harmonieuses. Cela nous change de la modélisation mécanique.

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4 Responses

  1. Quand le technicien devient poète…
    Bon, avec ton habitude, tu sais ce que vont donner au final les 2 splines que tu traces, mais y-a-t’il une méthode de raisonnement pour dégrossir les splines de départ pour savoir à quoi cela va ressembler, ou dans l’autre sens, définir les splines en fonction de l’effet recherché?

    • Bonjour Primus,

      Ça change un peu des pièces mécaniques sans âme : )
      Pour répondre à la question:
      Dans ce cas comme dans le cas général il faut essayer de deviner les formes élémentaires de l’objet à modéliser avant d’attaquer (élaboration de la stratégie).
      Pour le cœur, les deux courbes représentent les silhouettes vues de face et de profil. C’est ce que j’essaie de faire en positionnant les points des splines.
      Cela revient au même que de dessiner un demi cœur sur une feuille de papier. On ajuste un peu pour avoir ce que l’on souhaite.
      Elles peuvent être imparfaites dans leur forme générale (on pourra les retoucher de toutes façons) mais il est impératif pour la fonction remplissage que celles-ci aboutissent aux mêmes points et que les directions soient les bonnes.

      J’espère que la réponse te convient.

      • Bonjour,

        Merci de ta réponse qui me convient parfaitement.
        En fait il « suffit » d’imaginer l’objet fini de face et de profil (à adapter en fonction) et de dessiner les splines correspondantes sur les différents plans et de trouver dans la mesure du possible des plans de symétrie qui doivent simplifier le travail.

        • C’est exactement ça !
          Le dessin 3D se fait sur les mêmes principes que le dessin 2D, il faut trouver les formes de base qui composent l’objet.

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